Côté Nature

COTÉ NATURE

Habiter un Rubixhome, c’est aussi satisfaire un besoin atavique d’espace naturel, et participer aux démarches de réintroduction de la biodiversité dans les villes.

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La nature regagne la ville

Avec le parti-pris de la terrasse pour tous, Rubixhome ouvre la porte à des centaines d’îlots de nature accrochés aux flancs des immeubles : de l’arboretum privé (les terrasses ont plus de 6 mètres de haut pour laisser pousser les arbres) au potager suspendu en passant par l’aire engazonnée ou le jardin à l’anglaise, ce nouvel espace qui ne demande qu’à être naturel pourrait bien être la réponse aux désirs de milliers de nos contemporains qui plébiscitent d’une même voix le retour de la nature dans les villes… C’est en tout cas le résultat de nombreuses enquêtes, dont nous vous proposons ici quelques extraits.

Et au-delà du simple bonheur de vivre près d’un lopin de verdure, le respect de la nature s’invite aussi dans les principes d’une « éco-construction » économe en énergie et hostile à toute forme de pollution (y compris visuelle)…

Ils en parlent

La nature, élément du bien-être des citadins

On assiste au verdissement de la société. L’apparition en ville d’associations tournées vers la sensibilisation aux questions environnementales ou vers la protection de certaines espèces végétales ou animales en est le reflet, de même que les déclarations des citadins. Ainsi, respectivement 72 % et 75 % des Français en 2008 déclarent se rendre souvent dans les espaces verts de leur commune et prendre en compte les espaces verts dans leur choix résidentiel. Un Français sur deux souhaiterait que, dans tous les projets immobiliers ou commerciaux, un pourcentage minimal d’espaces verts soit obligatoire. Deux Français sur trois considèrent les dépenses des collectivités en matière de parcs et de jardins comme insuffisantes (UNEP–IPSOS 2008).

L’homme du monde occidental devient un homo qualitus, c’est-à-dire un homme qui ne recherche pas seulement son bien-être matériel et immatériel, mais fait de la satisfaction de son désir de nature et de la préservation de son environnement un élément de son bien-être. Ainsi, selon une enquête menée à Lyon auprès de 150 personnes, au printemps 2012, 95 % des personnes interrogées considère que les moments qu’ils passent dans des parcs ou jardins publics sont importants ou/et indispensables pour leur bien-être (Bourdeau-Lepage et al. 2012). Les ménages qui s’installent en périphérie indiquent, pour leur part, que l’augmentation de leur niveau de bien-être dépend de leur contact avec la nature.

Les urbains plébiscitent les villes vertes, respectueuses de l’environnement. En témoignent les nouveaux classements internationaux ou nationaux des villes à travers le monde comme, par exemple, Le Palmarès des villes vertes françaises de L’Express, qui établit une hiérarchie des 56 agglomérations françaises de plus de 100 000 habitants à partir de 24 indicateurs reflétant l’état de l’environnement naturel, des risques naturels et industriels (inondations, centrales nucléaires…), de la qualité de l’air, mais aussi des transports en commun, de la présence de pistes cyclables et d’autres aménités environnementales, etc.

Cette quête se traduit aujourd’hui par le renouveau des parcs et squares, la mise en place de jardins « partagés » ou solidaires, l’installation de l’agriculture au cœur des villes, l’aménagement des berges, l’exploitation de ruches et la récolte de miel, la construction de murs végétalisés, le fleurissement des trottoirs et des balcons, le déploiement d’éco-quartier, etc. Elle exprime la recherche d’une nouvelle manière de marier la ville et la nature.

Longtemps célébrée comme un vestige des temps passés, l’agriculture en ville s’impose aujourd’hui à l’agenda des politiques, qu’il s’agisse des documents d’urbanisme (schémas de cohérence territoriale (SCOT), schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE), plans locaux d’urbanisme (PLU)) ou des contractualisations locales

Dans le même temps, émergent des initiatives du tissu associatif ou des riverains, comme les réseaux Terres en villes, Terres de liens, ou PURPLE au niveau européen, dont l’objet est de favoriser une gestion concertée de l’agriculture et des espaces agricoles périurbains et d’encourager l’installation de paysans et d’activités agricoles à proximité des villes (Torre 2012a).


La verdure et le mental

En plus de l’espace, la vue qui s’offre aux occupants des bâtiments est susceptible d’influer sur les capacités cognitives, notamment sur la concentration. Regarder par la fenêtre laisse supposer que l’on est en train de rêver ou que l’on est distrait. En fait, la contemplation d’un jardin ou d’une forêt améliore la concentration.

Dans une étude publiée en 2000, l’équipe de la psychologue Nancy Wells, de l’Université Cornell, à New York, a suivi des enfants âgés de 7 à 12 ans avant et après un déménagement. Les psychologues ont évalué l’environnement de l’ancien logement de chacune des familles suivies et celui du nouveau. Les enfants dont le nouvel environnement était plus verdoyant ont obtenu de meilleurs résultats à un test standardisé de l’attention (la seule différence notable était cet environnement, les habitations en elles-mêmes n’étant guère différentes en termes de taille ou de confort).

Une autre expérience a montré que les étudiants de premier cycle qui apercevaient la nature depuis leur chambre de cité universitaire obtenaient des scores de concentration supérieurs comparés à ceux qui n’avaient que des bâtiments comme vis-à-vis. Les espaces verts seraient particulièrement bénéfiques pour les enfants et adolescents soufrant de troubles de l’attention.

Le paysagiste et chercheur William Sullivan et ses collègues de l’Université de l’Illinois ont étudié 96 enfants souffrant de troubles de l’attention, Ils ont demandé aux parents de décrire la capacité de leur enfant à se concentrer sur un travail scolaire ou sur des instructions, après avoir joué dans divers cadres. Les résultats ont montré que les troubles de l’attention étaient moindres lorsque les enfants avaient joué dans des espaces verts.

Selon une notion développée par les psychologues Stephen et Rachel Kaplan, de l’Université du Michigan, à Ann Arbor, ces bénéfices résulteraient d’un effet mental restaurateur. Selon leur théorie, les tâches de la vie moderne engendreraient une fatigue mentale, et l’observation de la nature reposerait l’esprit. La nature serait plus rassérénante que la ville, parce que les êtres humains ont une  tendance naturelle à se sentir bien dans la nature —  selon l’hypothèse dite de la biophilie proposée par le psychologue américain d’origine allemande Erich Fromm (1900-1980). En effet, nous avons évolué dans un environnement qui nous prédispose à être plus efficaces dans un espace verdoyant.

Utiliser la nature pour stimuler l’attention serait utile, comme l’indique une étude conduite par Kenneth Tanner, directeur du Laboratoire de conception et planification scolaires à l’université de Géorgie. Avec ses collègues, il a suivi plus de 10 000 élèves de CM2 dans 71 écoles élémentaires de l’État en les évaluant au moyen de tests de vocabulaire, de langage et de calcul. Les élèves des classes dont les fenêtres donnaient sur des jardins, des montagnes et d’autres espaces naturels, ont obtenu de meilleurs résultats que les élèves dont les classes donnaient sur des routes, des parkings ou diverses structures urbaines.


Voir la lumière

Fotolia_75783314_M-Un environnement naturel a quelque chose d’autre à offrir aux occupants des bâtiments : la lumière du jour. Elle synchronise notre cycle veille-sommeil, ou rythme circadien, ce qui nous permet de rester alertes pendant la journée et de dormir la nuit. Pourtant, la plupart des bâtiments ne sont pas conçus pour la laisser pénétrer autant qu’il serait nécessaire. Le manque de lumière peut être particulièrement problématique pour les enfants.

En Suède, une étude de 1992 a suivi des enfants d’âge scolaire de quatre classes différentes pendant un an. Elle a montré que la concentration sanguine de cortisol, une hormone de stress régulée par le rythme circadien, était perturbée chez les enfants qui étaient dans les classes les moins bien éclairées par la lumière naturelle.

D’autres études ont montré qu’une quantité suffisante de lumière solaire améliore les résultats des élèves. Par exemple, en 1999, des chercheurs d’un cabinet californien de consultants spécialisé dans la construction d’édifices économes en énergie ont analysé les notes de plus de 21 000 élèves de Californie, de l’État de Washington et du Colorado. À l’aide de photographies, de plans architecturaux et de visites sur site, ils ont déterminé, sur une échelle de 1 à 5, la quantité de lumière disponible dans chacune des quelque 2 000 salles de classe étudiées. Sur une année, dans l’un des bassins scolaires, à Capistrano, en Californie, les élèves bénéficiant des salles les plus ensoleillées progressaient plus vite en lecture (26 pour cent) et en mathématiques (20 pour cent), que les enfants dont les salles de classe recevaient le moins de lumière. Dans les deux autres districts, une lumière abondante avait augmenté les scores de 7 à 18 pour cent.

Document

Nature et architecture

couvLe Conseil d’Architecture de l’Isère associé à la Ligue de Protection des Oiseaux publie le guide « Biodiversité et bâti », véritable mode d’emploi pour l’intégration de la nature dans les constructions urbaines.

Extraits


Faut-il opposer architecture et nature ?

L’homme du XXe siècle pourra-t-il continuer à prétendre dominer la nature et les climats, alors qu’il est désormais établi que sa survie en dépend étroitement ?

Longtemps, les architectes, bien qu’inspirés par les sites, leur topographie, leur climat, ont considéré que la construction qui abrite les activités humaines devait, pour être pérenne, se protéger des assauts de la nature et, en particulier, des oiseaux, insectes et autres petits animaux ou plantes.

Les enjeux environnementaux, économiques et sociaux interrogent nos pratiques quotidiennes, nos modes de vie, de construction, de déplacement et de consommation. La construction de notre habitat individuel ou collectif, constitue sans doute, plus que tout autre, un acte symbolique qui inscrit pour longtemps nos valeurs dans les sites, qu’ils soient urbains, ruraux, maritimes ou montagnards.

Nous avons aujourd’hui la capacité de réaliser des constructions dont l’impact environnemental et énergétique peut être divisé par 10 ou 15, en comparaison des réalisations des années 1970 – 1980.

Les matériaux naturels, bois, terre, paille… font chaque jour la preuve de performances comparables aux matériaux carbonés issus des grands process industriels, en présentant, en plus des qualités de recyclage et de fabrication sur des circuits courts, un gisement d’emplois à réinventer…

La prise en compte du cycle de vie des matériaux (énergie grise) dans les prochaines années, va modifier considérablement les approches des concepteurs, maîtres d’ouvrage et entreprises.

Par ailleurs, à l’heure où la biodiversité est gravement affaiblie à l’échelle planétaire, ne faut-il pas favoriser à chaque occasion l’accueil de la nature dans nos réalisations ?
Composer avec, inventer de nouvelles architectures qualitatives, mettre en scène les saisons, valoriser les matériaux nobles, les dispositions bioclimatiques, tendre vers l’autonomie énergétique et l’impact minimum de nos constructions, constituent des perspectives passionnantes pour notre société.

La biodiversité à l’ordre du jour

Même là où l’homme installe ses maisons et ses activités, la puissance du vivant est sans limite et la vie trouve toujours sa place entre acier, goudron et béton. Les hirondelles s’installent sous les toits et les fleurs donnent de la couleur aux petits murets gris. Les hommes s’en accommodent, mais le plus souvent, ils aiment cette présence du « sauvage » et de l’indiscipliné.

Comment inviter la nature là où, en apparence, elle n’a pas sa place, c’est-à-dire dans le bâti.
Comment imaginer des solutions simples, des gestes techniques et des expériences pour construire ou rénover des bâtiments tout en favorisant l’installation d’une petite faune ?
La cohabitation entre l’homme et la nature est possible, même au cœur des villes :

www.biodiversiteetbati.fr nous donne la marche à suivre.

Nature en ville, mode d’emploi

Tout savoir sur les règlementations relatives à l’urbanisme, la construction et l’environnement, partir à la découverte de « l’énergie grise », apprendre à connaître les espèces vivantes pouvant s’épanouir en ville, à aménager des nichoirs, à choisir le bon substrat pour les toitures ou les terrasses végétalisées…
Ce manuel produit par le CAUE de l’Isère et la LPO s’adresse à la fois aux professionnels du bâtiment, aux maîtres d’ouvrage, aux maîtres d’œuvre, et à tous ceux qui rêvent d’accueillir un peu de campagne dans leur vie citadine.

Les collectivités et les bailleurs sociaux y trouveront des solutions claires et précises pour développer des projets qui répondent aux besoins des habitants et à leur bien-être tout en respectant le plus possible la biodiversité.
Les architectes et les bureaux d’études bénéficieront d’un document technique, novateur et précis apportant de nombreuses solutions et retours d’expériences pour intégrer la prise en compte de la biodiversité dans leurs projets.
Les professionnels du BTP disposeront d’un document fonctionnel capable de les accompagner dans la mise en œuvre de l’ensemble de ces préconisations
Les sociétés foncières trouveront un argumentaire rigoureux pour valoriser leurs projets incluant la prise en compte de la biodiversité

Biodiversité et bâti : les Fiches techniques

Végétalisation du bâti

Fiche 1 : les différents systèmes
Fiche 2 : choix du substrat
Fiche 3 : choix des végétaux
Fiche 4 : éléments externes favorisant la biodiversité
Fiche 5 : murs et façades végétalisés
Fiche 6 : les abords du bâti 

Inclusion de gîtes et nichoirs dans le bâti

Fiche 7 : généralités sur les nichoirs, gîtes et abris
Fiche 8 : pose en excroissance
Fiche 9 : inclusion dans l’isolation extérieure
Fiche 10 : inclusion dans le coffrage et les murs extérieurs
Fiche 11 : inclusion dans les infrastructures en bois
Fiche 12 : aménagements des toitures et des combles
Fiche 13 : gîtes intégrés dans le petit bâti périphérique 

Aspects juridiques

Fiche 18 : aspects juridiques

Technique

Culture sans terre : le retour des jardins suspendus…

L’hydroponie est une technique qui consiste à nourrir les racines des plantes dans du substrat avec une solution nutritive ; ce principe permet à la plante d’avoir un meilleur accès à l’oxygène, à l’eau, ainsi qu’à la nourriture.

Des jardins suspendus de Babylone aux potagers flottants des aztèques, la « culture hors sol », ou hydroponie est une technique millénaire qui permet de nourrir des végétaux directement avec de l’eau transportant les éléments minéraux nécessaires à leur croissance. L’air et la lumière font le reste.

Cette méthode 100% naturelle est en passe d’être redécouverte et de plus en plus exploitée, en particulier dans les grandes mégalopoles où les surfaces agricoles se font de plus en plus rares. La culture hydroponique permet également de réduire la consommation en eau et se passe très bien des engrais et autres insecticides. Il existe aujourd’hui sur le marché de nombreux systèmes et équipements hydroponiques, voire aéro-hydroponiques (par brumisation) qui offrent d’excellents résultats de croissance et des rendements spectaculaires…

En savoir plus sur consoglobe.com.

Hydroponie