Salle de Presse : Textes Intégraux

Le concept Rubixhome

Avant d’être un immeuble, Rubixhome est un concept, une trouvaille architecturale, un principe déclinable à l’infini, qui démocratise les grandes terrasses, redonnant à chacun sa part de plein air et de nature, tout en embellissant les villes…

Terrasses à tous les étages

Chacun chez soi, à chacun sa grande terrasse !

Le « geste Rubixhome » : la lumière pour tous

L’organisation en quinconce des terrasses est fondamentale. Sans ce principe il serait impossible de superposer de grandes terrasses (25m2, soit la surface d’une pièce à part entière) sur toute la hauteur d’un bâtiment, chacune d’entre elles occultant la lumière de celle du dessous. La disposition en quinconce a d’abord pour effet d’installer, en alternance, une terrasse tous les deux étages, ce qui laisse largement passer la lumière tout en « oubliant » le voisin du dessus perché près de 6 mètres plus haut.

Autre aspect intéressant : l’absence « d’effet d’escalier » interdit de voir ou d’être vu d’une terrasse à l’autre, préservant ainsi l’intimité de chaque occupant.

Enfin, l’esthétique d’un immeuble entièrement recouvert de grandes terrasses donne une silhouette aérée, et embellie par la nature que les occupants voudront bien y installer…

Construction abordable

La qualité de vie ne doit pas être un luxe !

Une grande terrasse pour tous : un concept économiquement réaliste

Les appartements avec terrasses ont la réputation d’être chers…
Thierry Rampillon :
C’est vrai, mais justement Rubixhome est là pour tordre le cou à cette idée !
Jusqu’ici, les appartements avec terrasse coûtaient cher parce qu’ils étaient généralement réservés à une pincée d’occupants privilégiés situés aux derniers étages des immeubles, et comme ce qui est rare est cher…

Les résidences en gradins ont aussi cette réputation de cherté, mais elle est justifiée par une emprise au sol considérable, par la nécessité d’étanchéifier toutes les terrasses qui constituent de fait le toit de l’appartement du dessous. Sans parler du fait que les appartements situés au cœur de ces « pyramides » se retrouvent, eux, totalement privés de soleil.

La révolution Rubixhome, c’est l’arrivée des grandes terrasses sur TOUT le bâtiment, grâce à leur disposition en quinconce (donc faible emprise au sol et soleil pour tout le monde) et c’est aussi la simplicité et la compacité de la structure intérieure : ces deux éléments combinés font que les terrasses sont parties intégrantes de la construction (donc de son coût global) et non plus des ajouts, des options de luxe…

Un immeuble RubixHome est une superposition de plateaux carrés abritant appartements et locaux techniques. Ce socle central est conçu de manière suffisamment rationnelle pour autoriser le recours à une certaine industrialisation, et générer les économies d’échelle qui compenseront la réalisation des terrasses. « De grandes terrasses pour le plus grand nombre, accessibles au porte-monnaie du plus grand nombre ».

Structure et appartements

Comment s’organisent les appartements dans un bâtiment Rubixhome ?
Thierry Rampillon
 : La structure de base est donc composée d’une trame carrée, pour permettre la rotation qui distribue les terrasses sur les deux faces exposées au sud. Chaque niveau accueille quatre appartements : Trois T3 et un T2 (mais on peut aussi distribuer un T4, un T3 et deux T2 sur la même trame). Au cœur de ces modules, une zone creuse, toujours située au même endroit, permet de distribuer ascenseurs, escaliers et différentes gaines techniques sur toute la hauteur du bâtiment. Dans les parties communes, on aménage également des buanderies pour chaque appartement.

Comment s’organise la fameuse rotation à 90 degrés ?
TR :
C’est un exercice de géométrie somme toute assez basique ! En couplant la rotation avec une inversion du plan, on retrouve la colonne technique (et la lumière du sud !) au même emplacement d’un étage sur l’autre.

Quel est l’intérêt d’une telle structure ?
TR :
Il y en a plusieurs : tout d’abord, le format carré autorise facilement l’organisation en quinconce ; ensuite, la simplicité de cette structure basée sur une trame permet d’installer des colonnes verticales qui soutiennent tout le bâtiment de manière simple et rationnelle ; enfin, cette compacité et cette simplicité permettent d’envisager une certaine industrialisation, pour alléger les coûts de construction…

Industrialisation ? Vous ne craignez pas l’effet de « clonage ? »
TR : Au contraire ! Parce que cette partie « technique » est en quelque sorte la face cachée du bâtiment ! L’écriture architecturale s’exprime sur « la peau », la façon d’aménager les terrasses et les parties extérieures ! Et là, des centaines de possibilités s’offrent aux constructeurs, pour s’adapter au lieu dans lequel s’inscrit le bâtiment.

C’est aussi une réponse esthétique et diversifiée à la question de la densité, du moins à l’idée souvent négative que s’en font les gens…

Nouvel espace, nouvelles vies

Une nouvelle pièce à vivre extérieure pour devenir jardinier, sportif, artiste…

Combinaisons séjour/terrasse : des usages inédits… et infinis !

Coin de campagne engazonné, arboretum privé (des arbres peuvent atteindre 5 mètres de haut), potager suspendu (avec, pourquoi pas, sa cabane de jardin), espace sportif (ping-pong, badminton, fitness) atelier d’artiste, espace de détente en hamac ou de grande réception (avec les baies ouvertes, la surface terrasse/salon/cuisine atteint 50 m2 d’un seul tenant !). Bref, un espace « comme à la campagne », pour bronzer, cultiver son jardin ou organiser des garden-parties… Au sol, la liaison entre salon et terrasse est continue, sans marche ni palier à franchir. L’été, on évolue dans un très grand volume (50m2) mi ouvert mi couvert, et l’hiver, même si l’œil continue d’embrasser tout le volume, on n’a que la partie couverte à chauffer (20m2)

Cuisine / Séjour / Terrasse : 50m² d’un seul tenant

65m2 pour un T3, c’est la norme ?
Thierry Rampillon
 : 65 m2 PLUS la terrasse ! Ce détail a son importance : dans l’enfilade cuisine/séjour/terrasse, le regard embrasse une surface totale de 50 m2 ! C’est une sensation que n’offrent pratiquement jamais les appartements « classiques ».  Ici c’est une disposition courante. Et bien sûr la sensation d’espace est encore augmentée dans les configurations T4…

La campagne regagne la ville

Préserver l’environnement sans se priver de nature…

Rubixhome : la nature pour modèle

Le concept Rubixhome est fondé sur un parti-pris architectural inspiré des ramages végétaux dont les feuilles s’organisent en quinconce pour capter la lumière sans se gêner ni se faire de l’ombre… La distribution des terrasses d’un Rubixhome obéit au même principe pour obtenir le même résultat « 100% nature ! »

Quand les modes de vie transforment le territoire

Jean Viard, sociologue, ausculte les « manières de vivre et d’habiter des français » depuis plusieurs décennies. Dans son livre « Nouveau portrait de la France – La société des modes de vie », édition l’Aube, (un ouvrage à (ré)découvrir de toute urgence), il met l’accent sur la nécessité d’intégrer des espaces extérieurs aux habitats de demain…
Extrait :

« Trop souvent, en ville, on continue à fabriquer du logement adapté aux modes de vie d’hier. Le besoin d’espace extérieur, la demande de soleil, le rôle de la chambre d’amis sont trop sous-estimés dans la construction, comme si ce qui est bon pour les catégories aisées n’est pas aussi indispensable aux catégories fragilisées. Nous devons réinventer le logement en hauteur avec de l’espace extérieur privatif. Disons un tiers extérieur, deux tiers intérieurs, avec accès pratiques pour les déchargements de courses. Et ce y compris dans la ville historique. Car si nous avons besoin de la mémoire des lieux pour affronter un futur difficile à prévoir, nous ne voulons pas vivre « comme avant ». »

En toutes saisons, prendre le meilleur du soleil

Les immeubles Rubixhome sont orientés sud-est ou sud-ouest. En été, le soleil peut être une source de chaleur excessive, mais son ardeur est tempérée par l’ombre portée de la terrasse du dessus… En hiver, ses rayons, plus bas dans le ciel, parviennent à plonger dans les appartements, là où leur chaleur est la bienvenue… (voir schéma) à cette disposition bioclimatique, on peut ajouter la présence sur les terrasses d’arbres feuillus, qui donnent de l’ombre en été et qui laissent passer les rayons du soleil en hiver, une fois leurs feuilles tombées.

Mille visages pour un concept

Quand le logement collectif embellit la ville

Quand on regarde de l’extérieur un immeuble Rubixhome (de 24 à 32 appartements), on ne voit pratiquement que des terrasses, comme les pétales d’une fleur épanouie…

Le socle central comprenant les appartements n’est quasiment pas perceptible de l’extérieur, dissimulé par l’aménagement des terrasses qui dessinent l’enveloppe visible du bâtiment. Et cet aménagement peut très aisément prendre des milliers de formes…

Ce principe permet entre autre de supprimer l’impression de clonage et d’adapter ces enveloppes extérieures au contexte urbain dans lequel elles s’inscrivent.

La qualité de vie est donc vécue de l’intérieur (pour les occupants des appartements) et de l’extérieur (pour les riverains d’un bâtiment ou d’un îlot Rubixhome).

Les habitants ont la parole

Participez à la construction de votre programme de logement

La fin du « fait accompli »

Quand elles ne font pas construire leur propre logement, les familles doivent généralement opérer un choix entre plusieurs projets déjà finalisés pour sélectionner l’endroit où elles vont habiter. Elles devront adapter leur mode de vie au lieu et au type d’appartement les plus conformes à leurs envies et à leurs possibilités.

Avec Rubixhome, la démarche s’inverse : les familles sont invitées à proposer le lieu d’implantation de leur futur logement et à affirmer leur volonté d’habiter un Rubixhome. Une fois le réseau de « Rubixhomers » constitué, les acteurs locaux de la construction peuvent envisager le lancement d’un programme Rubixhome en sachant à l’avance qu’il est attendu par de nombreux candidats…

Une façon originale et surtout inédite d’intégrer les attentes des habitants aux programmes de logements nouveaux !

 

Côté Nature

Habiter un Rubixhome, c’est aussi satisfaire un besoin atavique d’espace naturel, et participer aux démarches de réintroduction de la biodiversité dans les villes.

La nature regagne la ville

Avec le parti-pris de la terrasse pour tous, Rubixhome ouvre la porte à des centaines d’îlots de nature accrochés aux flancs des immeubles : de l’arboretum privé (les terrasses ont plus de 6 mètres de haut pour laisser pousser les arbres) au potager suspendu en passant par l’aire engazonnée ou le jardin à l’anglaise, ce nouvel espace qui ne demande qu’à être naturel pourrait bien être la réponse aux désirs de milliers de nos contemporains qui plébiscitent d’une même voix le retour de la nature dans les villes… C’est en tout cas le résultat de nombreuses enquêtes, dont nous vous proposons ici quelques extraits.

Et au-delà du simple bonheur de vivre près d’un lopin de verdure, le respect de la nature s’invite aussi dans les principes d’une « éco-construction » économe en énergie et hostile à toute forme de pollution (y compris visuelle)…

Ils en parlent

La nature, élément du bien-être des citadins

On assiste au verdissement de la société. L’apparition en ville d’associations tournées vers la sensibilisation aux questions environnementales ou vers la protection de certaines espèces végétales ou animales en est le reflet, de même que les déclarations des citadins. Ainsi, respectivement 72 % et 75 % des Français en 2008 déclarent se rendre souvent dans les espaces verts de leur commune et prendre en compte les espaces verts dans leur choix résidentiel. Un Français sur deux souhaiterait que, dans tous les projets immobiliers ou commerciaux, un pourcentage minimal d’espaces verts soit obligatoire. Deux Français sur trois considèrent les dépenses des collectivités en matière de parcs et de jardins comme insuffisantes (UNEP–IPSOS 2008).

L’homme du monde occidental devient un homo qualitus, c’est-à-dire un homme qui ne recherche pas seulement son bien-être matériel et immatériel, mais fait de la satisfaction de son désir de nature et de la préservation de son environnement un élément de son bien-être. Ainsi, selon une enquête menée à Lyon auprès de 150 personnes, au printemps 2012, 95 % des personnes interrogées considère que les moments qu’ils passent dans des parcs ou jardins publics sont importants ou/et indispensables pour leur bien-être (Bourdeau-Lepage et al. 2012). Les ménages qui s’installent en périphérie indiquent, pour leur part, que l’augmentation de leur niveau de bien-être dépend de leur contact avec la nature.

Les urbains plébiscitent les villes vertes, respectueuses de l’environnement. En témoignent les nouveaux classements internationaux ou nationaux des villes à travers le monde comme, par exemple, Le Palmarès des villes vertes françaises de L’Express, qui établit une hiérarchie des 56 agglomérations françaises de plus de 100 000 habitants à partir de 24 indicateurs reflétant l’état de l’environnement naturel, des risques naturels et industriels (inondations, centrales nucléaires…), de la qualité de l’air, mais aussi des transports en commun, de la présence de pistes cyclables et d’autres aménités environnementales, etc.

Cette quête se traduit aujourd’hui par le renouveau des parcs et squares, la mise en place de jardins « partagés » ou solidaires, l’installation de l’agriculture au cœur des villes, l’aménagement des berges, l’exploitation de ruches et la récolte de miel, la construction de murs végétalisés, le fleurissement des trottoirs et des balcons, le déploiement d’éco-quartier, etc. Elle exprime la recherche d’une nouvelle manière de marier la ville et la nature.

Longtemps célébrée comme un vestige des temps passés, l’agriculture en ville s’impose aujourd’hui à l’agenda des politiques, qu’il s’agisse des documents d’urbanisme (schémas de cohérence territoriale (SCOT), schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE), plans locaux d’urbanisme (PLU)) ou des contractualisations locales

Dans le même temps, émergent des initiatives du tissu associatif ou des riverains, comme les réseaux Terres en villes, Terres de liens, ou PURPLE au niveau européen, dont l’objet est de favoriser une gestion concertée de l’agriculture et des espaces agricoles périurbains et d’encourager l’installation de paysans et d’activités agricoles à proximité des villes (Torre 2012a).

La verdure et le mental

En plus de l’espace, la vue qui s’offre aux occupants des bâtiments est susceptible d’influer sur les capacités cognitives, notamment sur la concentration. Regarder par la fenêtre laisse supposer que l’on est en train de rêver ou que l’on est distrait. En fait, la contemplation d’un jardin ou d’une forêt améliore la concentration.

Dans une étude publiée en 2000, l’équipe de la psychologue Nancy Wells, de l’Université Cornell, à New York, a suivi des enfants âgés de 7 à 12 ans avant et après un déménagement. Les psychologues ont évalué l’environnement de l’ancien logement de chacune des familles suivies et celui du nouveau. Les enfants dont le nouvel environnement était plus verdoyant ont obtenu de meilleurs résultats à un test standardisé de l’attention (la seule différence notable était cet environnement, les habitations en elles-mêmes n’étant guère différentes en termes de taille ou de confort).

Une autre expérience a montré que les étudiants de premier cycle qui apercevaient la nature depuis leur chambre de cité universitaire obtenaient des scores de concentration supérieurs comparés à ceux qui n’avaient que des bâtiments comme vis-à-vis. Les espaces verts seraient particulièrement bénéfiques pour les enfants et adolescents soufrant de troubles de l’attention.

Le paysagiste et chercheur William Sullivan et ses collègues de l’Université de l’Illinois ont étudié 96 enfants souffrant de troubles de l’attention, Ils ont demandé aux parents de décrire la capacité de leur enfant à se concentrer sur un travail scolaire ou sur des instructions, après avoir joué dans divers cadres. Les résultats ont montré que les troubles de l’attention étaient moindres lorsque les enfants avaient joué dans des espaces verts.

Selon une notion développée par les psychologues Stephen et Rachel Kaplan, de l’Université du Michigan, à Ann Arbor, ces bénéfices résulteraient d’un effet mental restaurateur. Selon leur théorie, les tâches de la vie moderne engendreraient une fatigue mentale, et l’observation de la nature reposerait l’esprit. La nature serait plus rassérénante que la ville, parce que les êtres humains ont une  tendance naturelle à se sentir bien dans la nature —  selon l’hypothèse dite de la biophilie proposée par le psychologue américain d’origine allemande Erich Fromm (1900-1980). En effet, nous avons évolué dans un environnement qui nous prédispose à être plus efficaces dans un espace verdoyant.

Utiliser la nature pour stimuler l’attention serait utile, comme l’indique une étude conduite par Kenneth Tanner, directeur du Laboratoire de conception et planification scolaires à l’université de Géorgie. Avec ses collègues, il a suivi plus de 10 000 élèves de CM2 dans 71 écoles élémentaires de l’État en les évaluant au moyen de tests de vocabulaire, de langage et de calcul. Les élèves des classes dont les fenêtres donnaient sur des jardins, des montagnes et d’autres espaces naturels, ont obtenu de meilleurs résultats que les élèves dont les classes donnaient sur des routes, des parkings ou diverses structures urbaines.

Voir la lumière

Un environnement naturel a quelque chose d’autre à offrir aux occupants des bâtiments : la lumière du jour. Elle synchronise notre cycle veille-sommeil, ou rythme circadien, ce qui nous permet de rester alertes pendant la journée et de dormir la nuit. Pourtant, la plupart des bâtiments ne sont pas conçus pour la laisser pénétrer autant qu’il serait nécessaire. Le manque de lumière peut être particulièrement problématique pour les enfants.

En Suède, une étude de 1992 a suivi des enfants d’âge scolaire de quatre classes différentes pendant un an. Elle a montré que la concentration sanguine de cortisol, une hormone de stress régulée par le rythme circadien, était perturbée chez les enfants qui étaient dans les classes les moins bien éclairées par la lumière naturelle.

D’autres études ont montré qu’une quantité suffisante de lumière solaire améliore les résultats des élèves. Par exemple, en 1999, des chercheurs d’un cabinet californien de consultants spécialisé dans la construction d’édifices économes en énergie ont analysé les notes de plus de 21 000 élèves de Californie, de l’État de Washington et du Colorado. À l’aide de photographies, de plans architecturaux et de visites sur site, ils ont déterminé, sur une échelle de 1 à 5, la quantité de lumière disponible dans chacune des quelque 2 000 salles de classe étudiées. Sur une année, dans l’un des bassins scolaires, à Capistrano, en Californie, les élèves bénéficiant des salles les plus ensoleillées progressaient plus vite en lecture (26 pour cent) et en mathématiques (20 pour cent), que les enfants dont les salles de classe recevaient le moins de lumière. Dans les deux autres districts, une lumière abondante avait augmenté les scores de 7 à 18 pour cent.

Faut-il opposer architecture et nature ?

L’homme du XXe siècle pourra-t-il continuer à prétendre dominer la nature et les climats, alors qu’il est désormais établi que sa survie en dépend étroitement ?

Longtemps, les architectes, bien qu’inspirés par les sites, leur topographie, leur climat, ont considéré que la construction qui abrite les activités humaines devait, pour être pérenne, se protéger des assauts de la nature et, en particulier, des oiseaux, insectes et autres petits animaux ou plantes.

Les enjeux environnementaux, économiques et sociaux interrogent nos pratiques quotidiennes, nos modes de vie, de construction, de déplacement et de consommation. La construction de notre habitat individuel ou collectif, constitue sans doute, plus que tout autre, un acte symbolique qui inscrit pour longtemps nos valeurs dans les sites, qu’ils soient urbains, ruraux, maritimes ou montagnards.

Nous avons aujourd’hui la capacité de réaliser des constructions dont l’impact environnemental et énergétique peut être divisé par 10 ou 15, en comparaison des réalisations des années 1970 – 1980.

Les matériaux naturels, bois, terre, paille… font chaque jour la preuve de performances comparables aux matériaux carbonés issus des grands process industriels, en présentant, en plus des qualités de recyclage et de fabrication sur des circuits courts, un gisement d’emplois à réinventer…

La prise en compte du cycle de vie des matériaux (énergie grise) dans les prochaines années, va modifier considérablement les approches des concepteurs, maîtres d’ouvrage et entreprises.

Par ailleurs, à l’heure où la biodiversité est gravement affaiblie à l’échelle planétaire, ne faut-il pas favoriser à chaque occasion l’accueil de la nature dans nos réalisations ?
Composer avec, inventer de nouvelles architectures qualitatives, mettre en scène les saisons, valoriser les matériaux nobles, les dispositions bioclimatiques, tendre vers l’autonomie énergétique et l’impact minimum de nos constructions, constituent des perspectives passionnantes pour notre société.

La biodiversité à l’ordre du jour

Même là où l’homme installe ses maisons et ses activités, la puissance du vivant est sans limite et la vie trouve toujours sa place entre acier, goudron et béton. Les hirondelles s’installent sous les toits et les fleurs donnent de la couleur aux petits murets gris. Les hommes s’en accommodent, mais le plus souvent, ils aiment cette présence du « sauvage » et de l’indiscipliné.

Comment inviter la nature là où, en apparence, elle n’a pas sa place, c’est-à-dire dans le bâti.
Comment imaginer des solutions simples, des gestes techniques et des expériences pour construire ou rénover des bâtiments tout en favorisant l’installation d’une petite faune ?
La cohabitation entre l’homme et la nature est possible, même au cœur des villes :

www.biodiversiteetbati.fr nous donne la marche à suivre.

Nature en ville, mode d’emploi

Tout savoir sur les règlementations relatives à l’urbanisme, la construction et l’environnement, partir à la découverte de « l’énergie grise », apprendre à connaître les espèces vivantes pouvant s’épanouir en ville, à aménager des nichoirs, à choisir le bon substrat pour les toitures ou les terrasses végétalisées…
Ce manuel produit par le CAUE de l’Isère et la LPO s’adresse à la fois aux professionnels du bâtiment, aux maîtres d’ouvrage, aux maîtres d’œuvre, et à tous ceux qui rêvent d’accueillir un peu de campagne dans leur vie citadine.

Les collectivités et les bailleurs sociaux y trouveront des solutions claires et précises pour développer des projets qui répondent aux besoins des habitants et à leur bien-être tout en respectant le plus possible la biodiversité.
Les architectes et les bureaux d’études bénéficieront d’un document technique, novateur et précis apportant de nombreuses solutions et retours d’expériences pour intégrer la prise en compte de la biodiversité dans leurs projets.
Les professionnels du BTP disposeront d’un document fonctionnel capable de les accompagner dans la mise en œuvre de l’ensemble de ces préconisations
Les sociétés foncières trouveront un argumentaire rigoureux pour valoriser leurs projets incluant la prise en compte de la biodiversité

Biodiversité et bâti : les Fiches techniques

Végétalisation du bâti

Fiche 1 : les différents systèmes
Fiche 2 : choix du substrat
Fiche 3 : choix des végétaux
Fiche 4 : éléments externes favorisant la biodiversité
Fiche 5 : murs et façades végétalisés
Fiche 6 : les abords du bâti 

Inclusion de gîtes et nichoirs dans le bâti

Fiche 7 : généralités sur les nichoirs, gîtes et abris
Fiche 8 : pose en excroissance
Fiche 9 : inclusion dans l’isolation extérieure
Fiche 10 : inclusion dans le coffrage et les murs extérieurs
Fiche 11 : inclusion dans les infrastructures en bois
Fiche 12 : aménagements des toitures et des combles
Fiche 13 : gîtes intégrés dans le petit bâti périphérique 

Aspects juridiques

Fiche 18 : aspects juridiques

Technique

Culture sans terre : le retour des jardins suspendus…

L’hydroponie est une technique qui consiste à nourrir les racines des plantes dans du substrat avec une solution nutritive ; ce principe permet à la plante d’avoir un meilleur accès à l’oxygène, à l’eau, ainsi qu’à la nourriture.

Des jardins suspendus de Babylone aux potagers flottants des aztèques, la « culture hors sol », ou hydroponie est une technique millénaire qui permet de nourrir des végétaux directement avec de l’eau transportant les éléments minéraux nécessaires à leur croissance. L’air et la lumière font le reste.

Cette méthode 100% naturelle est en passe d’être redécouverte et de plus en plus exploitée, en particulier dans les grandes mégalopoles où les surfaces agricoles se font de plus en plus rares. La culture hydroponique permet également de réduire la consommation en eau et se passe très bien des engrais et autres insecticides. Il existe aujourd’hui sur le marché de nombreux systèmes et équipements hydroponiques, voire aéro-hydroponiques (par brumisation) qui offrent d’excellents résultats de croissance et des rendements spectaculaires…

En savoir plus sur consoglobe.com.

Côté Urba

Habiter un Rubixhome, c’est choisir le « vivre en ville » économe en transports individuels et émission de gaz à effet de serre, tout en gardant une part de nature.
C’est participer à la construction d’une ville intelligente et généreuse…

Densification vs étalement urbain

Pour accompagner la croissance démographique et accueillir les nouvelles populations, il faut « Densifier, construire la ville sur la ville ». Cette tendance nouvelle est guidée par la nécessité de freiner l’envahissement des campagnes (en particulier des zones agricoles) et les flux de déplacements engendrés par un éloignement exponentiel des lieux de résidence par rapport aux lieux d’activité.

Mais ce postulat est souvent mal vécu par des citadins qui redoutent de voir pousser des immeubles devant leurs fenêtres, et par tout ceux qui n’envisagent ces nouvelles implantations citadines que sous l’angle d’un « bétonnage » déshumanisé.

Pourtant, même dans la ville, on peut rêver à de nouveaux ilots, de nouvelles formes urbaines qui parviendraient à remplir leur rôle d’accueil de nouveaux résidents, tout en donnant les clés d’un nouvel art de vivre, en harmonie avec la nature et avec le voisinage…

Film

CAUE de l’Isère : un film pour mieux comprendre la densité

La notion même de « densité » déclenche souvent des réactions hostiles, liées sans doute au souvenir diffus d’expériences « d’urbanisation intensive » dont les effets pervers sont souvent dénoncés aujourd’hui.

Face à ces réticences spontanées, de nombreuses communes, mais aussi des associations d’habitants ou des groupes de professionnels, ont interrogé le CAUE (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement) pour les aider à accompagner la programmation de leur PLU (Plan Local d’Urbanisme) en déployant des méthodes et des outils pédagogiques propres à combattre les idées reçues et à favoriser la participation des habitants aux projets de développement de leurs quartiers. C’est ainsi qu’est né le film « DENSE CITÉ », en complément des dispositifs de concertation des riverains.

Après avoir mis en lumière les mécanismes de « décohabitation» à l’origine de l’augmentation exponentielle des besoins en logements nouveaux, après avoir évoqué les effets néfastes d’un étalement urbain incontrôlé sur la consommation des terres agricoles, après avoir rappelé qu’en tout état de cause « la ville se reconstruit sur elle-même depuis l’antiquité » le film « DENSE CITÉ » tente d’ouvrir quelques pistes de réflexion sur les principes d’un développement urbain harmonieux, intelligent, et soucieux de l’intérêt des générations futures.

Témoignages

Le siècle des « hypercités »

En 2007, l’humanité connaît un événement majeur de son histoire : à l’échelle mondiale, la population urbaine est pour la première fois aussi nombreuse que la population rurale.

Le franchissement de ce cap est d’autant plus notable si l’on considère qu’il y a deux cents ans, moins de 3 % de la population mondiale totale résidait dans des villes.

Si le XXe siècle se caractérisait par un mitage accéléré autour des villes et par l’apparition de mégalopoles, il est possible que le XXIe siècle soit considéré comme le siècle des « hypercités », d’énormes conurbations de plus de 20 millions d’habitants. Ces grandes agglomérations grignotent progressivement les zones rurales et les villes qui les entourent.

Les grandes villes comptent non seulement en raison de leur taille, mais aussi parce que leur échelle crée une complexité nouvelle, ainsi que des dynamiques et des interactions multiples entre les différents processus démographiques, sociaux, politiques, économiques et écologiques

Témoignage : Cécile Duflot

Qu’est-ce que vivre en ville ? C’est bénéficier d’un réseau de transports performants, avoir accès à des commerces de proximité et des services, profiter tout à la fois d’une intimité et d’espaces publics conviviaux. Il faut densifier tout en préservant des espaces naturels.

En cinquante ans, la population de la France métropolitaine s’est accrue de 17,2 millions d’habitants, soit près de 40 %. Dans le même temps, le nombre de ménages a presque doublé, passant de 14,6 millions à 27 millions.
Pour se loger, les ménages doivent dorénavant faire un choix, plus ou moins contraint, entre le coût de leur trajet domicile-travail et le coût de leur logement. Vivre en centre-ville permet certes de limiter le budget et le temps liés aux déplacements, mais cela coûte souvent cher.
Trop cher.
Depuis des années, de plus en plus de familles se sont installées à la périphérie des villes. L’espace des grandes aires urbaines s’est fortement étendu, et on construit plus de logements dans les périphéries que dans les centres-villes. Au point que l’espace périurbain englobe à présent plus du tiers du territoire métropolitain et presque un quart de la population.

Témoignage : Alain Juppé

Le terme de densité est sans doute, pour un politique et pour un maire, le substantif avec lequel il est le plus mal à l’aise. Et pourtant ! La ville, celle qu’on aime, est synonyme de densité car elle permet la diversité, la variété, la rencontre et l’éclosion des projets personnels ou professionnels.

La densification est acceptable à deux conditions majeures :
La première porte sur l’usage de la ville. La densification est possible si le bon usage de la ville est garanti. Ce bon usage, nous le connaissons tous. Il tient à la variété et à la diversité urbaine, traduite souvent par le terme de mixité (sociale et/ou fonctionnelle), terme si galvaudé et si incantatoire lui aussi qu’il serait bon de cesser de l’utiliser à tout-va. Mais aussi à l’accessibilité, et notamment à l’accessibilité en transports en commun. Et enfin, bien entendu, à la proximité — des équipements culturels, éducatifs, sportifs ou de loisirs, et au temps plus qu’à la distance nécessaire pour s’y rendre.

Mais, pour être acceptable, et c’est la seconde condition, la densité suppose que soit garantie la qualité d’usage du logement. La densité est parfaitement acceptable dès lors que l’intimité à l’intérieur du logement est protégée. L’intimité implique de n’être ni vu ni entendu de son voisin, ou du moins dans des proportions acceptables. La qualité d’usage d’un logement dépend aussi de l’adéquation entre le logement et son occupant, qui passe par une réponse sur mesure et suppose une nouvelle approche de la part des promoteurs, des bailleurs comme des architectes.

Il faut faire aimer la densité et, pour la faire aimer, il faut qu’elle soit aimable. Et pour cela, il faut rendre les espaces publics aimables comme il faut rendre le logement aimable. S’agissant de logements, la question est plus difficile. À quelles conditions aime-t-on son logement ? L’aspiration à la nature et au soleil est connue. Pourquoi continuer à réaliser des logements dont le balcon interdit de mettre une table et quatre chaises? Pourquoi ne pas dissocier terrasse et appartement et permettre ainsi à chacun de disposer en hauteur d’une terrasse où recevoir ses amis.

Les revenus des jeunes actifs célibataires sont souvent faibles. Pourquoi ne pas développer massivement la colocation, avec des appartements adaptés ? Les appartements sont petits. Pourquoi ne pas développer, comme en Allemagne, les chambres d’amis mutualisées ou les grandes cuisines louables pour y recevoir familles et amis ? La liste serait longue et il est désolant de voir le manque d’audace dont nous faisons preuve.

(Source : www.constructif.fr)
Laboratoire d’idées, Constructif ouvre aux chercheurs, aux experts et aux acteurs de terrain une tribune pour s’exprimer sur les grandes questions de société. Vigie du monde du Bâtiment, Constructif scrute les mutations en cours et à venir dans le champ économique et social pour contribuer à l’élaboration de stratégies à moyen et long termes.

Statistiques

Territoires et mobilité

L’exode rural des années « industrielles » a vidé les campagnes au profit des villes. Puis l’envie de campagne (nostalgie ?) associée aux moindres coûts du foncier a inversé la tendance, éloignant de plus en plus les lieux d’habitation des lieux de travail restés concentrés dans les pôles urbains… Le temps et les distances consacrés à ces déplacements dits « pendulaires » entre domicile et lieux de travail ont un impact sur l’environnement, qui pousse les urbanistes à imaginer de nouvelles voies : télétravail, « verdissement » des villes… De nombreuses solutions restent à réinventer.

Occupation du territoire et mobilités : une typologie des aires urbaines et du rural

Dossier réalisé par Mélanie Bigard, Éric Durieux, Insee

Plus de 75 % de la population de France métropolitaine vit dans l’une de ses 354 aires urbaines, que ce soit en centre ville ou dans un espace directement sous son influence. L’analyse conjointe des mobilités résidentielles, des déplacements pendulaires et de l’accès aux équipements fait ressortir quatre schémas de développement des espaces urbains.

Dans les plus grandes aires urbaines, le phénomène de périurbanisation est très sensible mais sans allongement des trajets domicile-travail, grâce à l’émergence de pôles d’emploi en périphérie.

Dans les aires de taille moyenne, l’éloignement des centres-villes est modéré par un resserrement du rural vers le périurbain.

Les petites aires urbaines jouent le rôle de pôle rural, concentrant les emplois et les équipements en leur centre.

Certaines aires urbaines sont elles-mêmes sous influence d’autres aires urbaines, comme satellite d’un grand pôle ou comme partie d’un réseau sans pôle principal.

Le rural se caractérise par deux classes extrêmes :
– Le rural sous influence urbaine, où les résidents vont chercher l’emploi et les équipements dans l’aire urbaine la plus proche ;
– Le rural isolé, au sein de régions montagneuses, où l’emploi se trouve généralement proche du domicile mais où l’accès aux équipements demeure compliqué avec des temps de trajet importants.

Historique :

En France, jusque dans les années 1960, l’exode rural vide les campagnes et permet aux communes formant les actuels pôles urbains de se développer plus rapidement que toutes les autres composantes du territoire métropolitain.

À partir des années 1960, les villes commencent à s’étendre et à se diluer, c’est-à-dire à se développer vers leur périphérie (phénomène de périurbanisation) tout en voyant leurs surfaces artificialisées augmenter. Ce sont alors les communes des couronnes périurbaines qui connaissent la croissance la plus vive, grâce au phénomène de desserrement urbain.

Ainsi la croissance de la population française entre 1962 et 2006 (figure 1), qui s’élève à près de 32 %, ne s’est pas réalisée uniformément sur l’ensemble du territoire. En effet, elle est très rapide dans les banlieues et couronnes périurbaines (respectivement + 60 % et + 50 %, soit + 1,1 % et + 0,9 % en moyenne annuelle), mais plus contrastée dans les villes-centres des pôles urbains (+ 8 % sur la période). Dans le même temps les espaces ruraux enregistrent une hausse légère (+ 0,5 % sur la période). Néanmoins, ce phénomène de périurbanisation n’est pas uniforme durant toute la période et connaît son apogée entre 1975 et 1990 (+ 1,9 % par an entre 1975 et 1982, + 1,5 % entre 1982 et 1990) pour nettement ralentir ensuite. Aujourd’hui, 75 % de la population de France métropolitaine vit dans une de ses 354 aires urbaines.

Télécharger tout le dossier (10 pages) : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/fsr10d.PDF

Densité

Perception de la densité et des formes d’habitat

Désir d’intimité et de vivre ensemble : le couple impossible ?

Si on affine les motivations, on se rend compte que pour le plus grand nombre il s’agit bien plus de bénéficier des qualités d’espace, de lumière, d’accès à la nature qui sont autant de traits types associés à la maison. Toutefois, s’exprime également une forte demande de services urbains, de proximité et de mouvement qui caractérisent plutôt le tissu urbain dense. D’une façon générale, on constate donc un désir paradoxal d’intimité et de vivre ensemble qui interroge plus qu’elle ne disqualifie les densités urbaines.

Représentations négatives de la densité

Spontanément et en premier, la densité génère des représentations négatives qui se déclinent en nuisances (35% des citations) : nuisances sur la qualité de vie (22% des citations) avec un espace de vie restreint, l’insécurité, la peur, la solitude et l’anonymat auxquelles renvoient la foule ; nuisance sur la santé (5% des citations), en termes de fatigue, stress ; nuisance sur l’environnement (2% des citations), la densité générant trafic et pollution. L’appréhension objective de la notion n’est pourtant pas absente, la densité humaine et les tentatives de définition objective de la densité représentant chacune 22% et 21% des réponses. Viennent ensuite une évocation des formes d’habitat (14%) et de l’organisation de l’espace (4%).

D’une façon générale, les nuisances de la densité sont fortement représentées parmi les classes aisées (45% de citations), les cadres et professions intellectuelles (40%) et les diplômés de l’enseignement supérieur (44%).

Au final, près de deux tiers des Français (65%) pensent que la densité est quelque chose de négatif, dont 17% déclarent qu’elle est quelque chose de très négatif. Cette perception est homogène, bien qu’également surreprésentée parmi les classes aisées (74% des répondants).

Partir pour … un logement plus vert et plus grand

Ce qui motiverait les Français à quitter leur logement actuel serait un jardin (23% des citations), une pièce en plus (22%) ou une vue agréable et dégagée (19%).
Viennent ensuite un meilleur accès aux commerces et aux loisirs (13% des citations), un environnement moins bruyant (9%), un meilleur accès aux transports en commun (8%), un parking, un garage (7%) et à des niveaux de citations moindres des voisins qui leur ressemblent (5%), un environnement plus sûr (4%), une cave et une meilleure luminosité (3%).

D’une façon générale, ce sont donc l’environnement privatif ou immédiat et un gain de place significatif à l’intérieur du logement qui pourraient motiver un départ.
La hiérarchie n’est cependant pas homogène et varie fortement en fonction du lieu d’habitat, du type d’habitation occupé mais également de l’âge et de la taille du foyer. C’est très logiquement les foyers de plus de quatre personnes et les jeunes familles retiennent en premier la pièce en plus (34% et 41% des citations), devant le jardin (respectivement 26% et 36% de citations).

Un meilleur accès aux commerces et aux transports arrive au contraire en tête des citations lorsque l’on vit dans des espaces ruraux sous influence urbaine ou dans une agglomération de moins de 2000 habitants (25% des citations) et a fortiori dans une maison isolée (25%).
D’une façon générale, le jardin manque aux Français qui n’en ont pas, et les commerces et transports à ceux qui en sont éloignés !

Globalement, c’est la fréquence du besoin et l’importance perçue de la facilité d’accès à la structure ou au service qui déterminent la distance souhaitée.
Par ailleurs, on le constate, la maison isolée qui remporte tant de suffrages et semble figurer l’habitat idéal d’un Français sur deux doit être entourée d’écoles, de modes de garde, de commerces, de médecins, … Autant de services et structures dont la présence est favorisée par un tissu urbain dense.

Un besoin d’individuel, donc, tout relatif.

Côté Techno

Quand, dans un contexte difficile, les nouvelles technologies optimisent les processus de conception et de construction des bâtiments de demain.

Situation

Logements neufs : un contexte difficile

Moins de 300 000 logements neufs ont été construits en 2014 en France, soit près de 10% de moins qu’en 2013, alors que la demande, elle, ne cesse de croitre (des centaines de milliers de demandes insatisfaites, selon la Fédération des Promoteurs Immobiliers)…
Les causes évoquées : pour les familles, la hausse du chômage entrainant la crainte de s’engager, mais aussi le poids des normes qui rend les projets plus coûteux et, pour les investisseurs, la hausse de la fiscalité sur les plus-values…
Les pistes de solutions : côté gouvernement, des mesures de relance axées notamment sur l’amélioration du Prêt à taux zéro (PTZ), l’aménagement du dispositif fiscal « Pinel » pour l’investissement locatif et la simplification des normes de construction – avec un raccourcissement des délais d’obtention des permis de construire.

Dans un tel contexte, un programme Rubixhome peut apparaître comme une réponse pertinente à plusieurs niveaux :

Niveau économique, puisqu’il est susceptible de faire accepter le principe de logement collectif aux familles initialement attirées par la maison individuelle ;

Niveau technique, puisque la conception de la structure des bâtiments autorise une part d’industrialisation propre à générer de conséquentes économies d’échelle

Niveau écologique, puisque ce concept intégrant un « espace nature » pour chacun favorise une « densification acceptable » des centres urbains, limitant du même coup déplacements pendulaires et consommation excessive du foncier agricole.

Technologie

Du désir de construire à la livraison d’un bâtiment, des dizaines de métiers, de savoir-faire et de processus techniques doivent se croiser et interagir, chacun donnant le maximum de ses capacités tout en prenant en compte les spécialités de ses partenaires. Du maitre d’ouvrage à l’architecte, de l’ingénieur à l’artisan, tous doivent parler le même langage et poursuivre le même cap.

Inspiré de méthodes utilisées entre autres dans l’aéronautique, le principe de  modélisation numérique fait son entrée dans le monde du bâtiment avec le BIM (Building Information Modeling) qui permettra de rationnaliser les relations inter professionnelles, mais aussi d’ouvrir de nouvelles voies à la conception architecturale. Le concept Rubixhome a, entre autres, été développé avec le BIM.

Qu’est-ce que le BIM ?

Le BIM (Building Information Modeling) appelé aussi « Maquette numérique » est un processus qui permet de générer et de gérer l’ensemble des données techniques d’un bâtiment tout au long de son cycle de vie, depuis la phase conceptuelle jusqu’à la gestion et la maintenance des installations, en passant par la construction.

La maquette numérique du projet se construit au fur et à mesure du projet, ce qui permet de constater visuellement l’avancement ou les modifications de ce dernier. Toute modification apportée est automatiquement répercutée sur l’ensemble du projet, les nomenclatures, les coupes, les plans et les rendus.

Ce procédé s ‘appuie sur une norme internationale, les IFC (Industry Foundation Classes), permettant à toutes les applications de construction (logiciels de CAO architecte et ingénieur, logiciels de calculs de structure, de simulation thermique et acoustique, etc.) de communiquer entre elles et d’exploiter une seule et même base de données de l’ouvrage en cours d’étude, de construction puis d’exploitation.

Appuyé par un modèle 3D dynamique et intelligent, tous les intervenants impliqués dans l’architecture, l’ingénierie, la construction et la gestion du bâtiment peuvent communiquer plus efficacement entre eux, partager les informations et procéder à des modifications tout en mesurant les impacts durant l’ensemble des étapes de création du bâtiment.

Entretien

Le principe du Rubixhome a été élaboré et développé avec le BIM. Pourtant, les avis sont partagés sur la généralisation d’un tel outil. On parle d’un risque de banalisation, de prééminence de solutions toutes prêtes au détriment des points de vues singuliers…

TR : Justement, Rubixhome est là pour faire la démonstration du contraire ! Les dérives d’une « objectivation simplificatrice et normalisante » sont bien sûr à redouter mais ne tardent jamais à montrer leurs limites… Même lorsqu’il travaille à un ouvrage dit « de masse », un architecte aura toujours besoin d’apporter, bien au-delà de la simple résolution d’une problématique technique, une vision, une interprétation singulière capable d’organiser le lien entre le projet et le contexte (toujours spécifique !) dans lequel il s’inscrit. Il s’agit d’être « pertinent » avant d’être « efficace » !

En quoi le BIM peut-il vous aider à trouver cette pertinence ?

JPC : Le BIM a décloisonné les tâches de l’architecte, ouvert la possibilité d’intervenir de concert sur la simulation réaliste d’un édifice ou d’un fragment d’édifice, en abordant de front l’ensemble des registres : répartition du programme, agencement des volumes, calcul de la structure, estimation des coûts… Il est mobilisé pour ses capacités de synthèse et non à travers une spécialisation qu’il n’a pas forcément choisie.
Les fichiers ainsi produits avec le BIM peuvent, par la suite, faire l’objet d’échanges avec toutes les parties prenantes de la construction d’un ouvrage : maitre d’ouvrage, bureau d’étude, entreprise, gestionnaire de patrimoine… Les échanges entre les différents corps de métiers sont accélérés. La production de la documentation du projet demande moins de temps et d’efforts, les tâches redondantes étant éliminées, les erreurs ou omissions à l’origine de fréquents contentieux disparaissent. Chaque métier, chaque chapelle conserve sa spécificité, ses savoir-faire et même sa créativité, il se voit simplement ajouter des passerelles vers d’autres savoir-faire qui deviennent autant d’éclairages sur sa propre activité. Une mise en perspective et des ramifications qui valorisent son action au sein de l’ensemble de l’édifice collectif.

En quoi cette mise en symbiose favorise-t-elle la qualité de la conception ?

TR : Concevoir un bâtiment, ce n’est pas seulement imaginer des formes, c’est d’abord penser à l’usage qu’en feront ses occupants ! Imaginer de la qualité de vie — l’alpha et l’oméga du métier d’architecte —, c’est prendre en compte des critères comme l’histoire et la géographie d’un lieu, l’orientation, la vue, l’acoustique, la lumière, l’intimité, le voisinage, l’énergie, le rapport à la nature, et bien sûr l’économie… Des combinaisons de données dont on peu toujours trouver un écho dans les paradigmes du BIM. Le champ des possibles est immense, il ouvre l’accès à une « pensée complexe » qu’on ne s’autorisait pas où peu à développer avant, de peur de gaspiller du temps et de l’énergie dans les arcanes de ce qui risquait de s’avérer une fausse piste. Le BIM nous désinhibe, il ouvre la porte à toutes les audaces en les sécurisant.

L’agence CR&ON compte quelques « architectes ingénieurs » en son sein. Une voie toute tracée vers l’adoption du BIM ?

JPC : Nous avons effectivement assez vite été séduits par l’arrivée du BIM dans les processus de construction, mais sans avoir l’impression d’abandonner une partie de nos prérogatives, au contraire… J’aimerais simplement citer Frank Lloyd Wright, qui affirme au début de son Testament : « il faut voir, travaillant ensemble, pendant toute une vie, le poète dans l’ingénieur, l’ingénieur dans le poète et les deux réunis dans l’architecte »

Côté Archi

Quand métier d’architecte se tourne vers les sciences humaines et la compréhension des sociétés du XXIe siècle.

Entretien

Création architecturale

Comment est venue l’idée du Rubixhome ?
Thierry Rampillon : On associe souvent le « geste architectural » à l’expression spontanée d’un cerveau fertile. Or, il est aussi le produit d’une lente alchimie, tout comme le goût unique d’une sauce ou d’un plat résulte de la combinaison patiemment élaborée de multiples ingrédients…

Si on considère un appartement en tant qu’objet, on peut imaginer un volume divisé en plusieurs sous-volumes plus ou moins grands et plus où moins nombreux, quelques ouvertures et des réseaux techniques. Tout y est. Sauf la vie.

Si on envisage un appartement sous l’angle de l’usage qu’en feront ses occupants, on voit un lieu où on : reçoit – communique – mange – cuisine – se détend – se divertit – dort – organise – s’isole – est ensemble – échange – boude – se lave – se bichonne – fait l’amour – s’engueule – travaille – jardine – joue – fait le ménage – lit – rit – pleure – fait de la musique – téléphone – va aux toilettes – stocke – archive – fait la fête – se soigne – rêvasse – se cache – se montre…

Quand on s’appuie sur ce genre de critères pour concevoir la forme d’un logement (des cônes de vue à l’organisation des rangements en passant par les flux de circulation, les coefficients de réflexion de la lumière ou la gestion de l’acoustique) le champ des possibilités s’ouvre à l’infini ! Il s’agit bien de produire du vivant, de donner de la valeur à « la vie dans le logement » autant qu’au logement lui-même.

Et si on prolonge cette attention portée à l’usage au-delà de la cellule individuelle, la démarche est la même, et les cercles d’investigation continuent à s’élargir.

En fait, au départ, il y avait surtout l’envie « d’offrir des bâtiments où chacun pourrait disposer d’un grand espace extérieur ». On a abordé la sociologie, pour essayer de cerner les habitudes, les besoins et les envies des familles d’aujourd’hui, leur relation à l’intime et à la nature… Puis l’ingénierie territoriale pour tenter d’établir des ponts entre le calme de la campagne et la proximité des services de services des villes, en prenant en compte la problématique des distances, de la relation domicile/travail… Puis l’ingénierie tout court, l’économie, et l’écologie, pour chercher les solutions les plus rationnelles, les plus astucieuses, les plus vertueuses en regard des nouvelles problématiques environnementales… Jusqu’à la botanique, avec les stratégies développées par les végétaux pour croître en captant la lumière…

Voilà, c’est finalement de ce grand bain protéiforme qu’ont émergé les premiers croquis, ceux qui font dire : Eurêka !…

C’est une grande excitation, le bonheur de détricoter toute sortes de problématiques complexes, à la recherche des angles qui les rendent intelligibles, puis les associations d’idées qui en font naître de nouvelles, les progrès pas à pas vers une sorte de lumière, la sensation qu’on approche, l’obstination, comme un saumon qui prend les cascades à rebours et finit par remonter la rivière jusqu’à sa source…

Des projets dans le même esprit?
TR
 : Oui nous développons un concept d’immeubles de bureaux qui bouscule quelque peu les canons orthonormés de l’immobilier du tertiaire, tant au niveau de leur construction qu’à celui de l’usage qu’en feront leurs occupants… Nous avons déposé quelques brevets, et les premiers bâtiments sont en passe d’être réalisés…

Affaire à suivre !

Rapport

L’assemblée nationale planche sur l’archi…

L’architecture est un acte politique. Près de quarante ans après la loi fondatrice de 1977, l’Assemblée nationale, après avoir auditionné de nombreux acteurs de l’architecture (des représentants des services des ministères, des maisons de l’architecture, de la Cité de l’architecture, des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE), du conseil de l’ordre et des syndicats d’architectes, mais également les professionnels directement impliqués dans la création architecturale et la construction du cadre bâti – architectes, ingénieurs, bâtisseurs, etc.) publie un « plaidoyer, en trente-six propositions, pour une création architecturale du quotidien au service d’un aménagement durable du territoire »

Le rôle de l’architecte (Extraits du Rapport)

La mission a pu analyser l’architecture française, ses réalisations, son évolution, les multiples freins auxquels elle est confrontée, mais aussi les attentes de toute une profession et celles des citoyens. En faisant émerger les bonnes pratiques, passées comme actuelles, la mission s’est donnée pour tâche d’ouvrir la voie à une évolution essentielle : remettre l’architecte au centre du projet architectural et urbain pour assurer la qualité du cadre de vie de chacun.

Entre la sobriété et l’exubérance, le rustique et le citadin, entre la ferveur et la sérénité, le régionaliste − la « brigade folklorique » aurait dit Le Corbusier − et l’universel, ce qui compte est de permettre l’émergence de bâtiments « qui parlent ». Une création architecturale libérée permettait de dessiner des paysages urbains nouveaux, affirmant puissamment l’identité d’une ville que les habitants pouvaient s’approprier et dont ils pouvaient être fiers.

L’architecte doit être replacé au centre de la construction du quotidien. Au-delà de l’architecture extraordinaire des bâtiments iconiques, il doit être en mesure de proposer de « l’ordinaire extra ». Figure de l’universalité, il doit avoir les compétences pour agréger toutes les autres autour du projet. Il doit se faire urbaniste et aménageur, créateur et ingénieur, porte-parole des citoyens, conseiller du responsable politique et pilote de chantier. C’est à cette condition que la création architecturale pourra retrouver un rôle déterminant, à la hauteur des enjeux d’aujourd’hui : un aménagement durable du territoire, un urbanisme ambitieux, une ville intelligente.

La leçon de Frank Lloyd Wright, livrée au début de son Testament, mérite ici d’être rappelée :

« Il faut voir, travaillant ensemble, pendant toute une vie, le poète dans l’ingénieur, l’ingénieur dans le poète et les deux réunis dans l’architecte »

La question des normes (Extraits du Rapport)

De façon générale, un consensus a émergé pendant les travaux de la mission en ce qui concerne les normes applicables à l’acte de bâtir. Les normes, aujourd’hui trop précises et sclérosantes, appauvrissent le travail intellectuel de l’architecte et bride la création architecturale. Un « choc de simplification » est aujourd’hui nécessaire : il convient de passer d’une obligation de moyens à une obligation de résultat, en remplaçant, toutes les fois que cela est possible, les solutions techniques par des objectifs à atteindre, comme cela se pratique dans d’autres pays. Ainsi, pour laisser toute leur place aux architectes et à leur inventivité, il faut leur laisser le soin de choisir les moyens techniques les plus appropriés pour parvenir aux objectifs fixés.

Énergie : objectif passif (Extraits du Rapport)

Aujourd’hui, de nouveaux besoins sociaux sont apparus qui ont conduit à l’élaboration de nouvelles normes. En matière de développement durable, la recherche d’économies d’énergie et la volonté de réduire l’impact environnemental des constructions a par exemple conduit à la production de la « Réglementation Thermique 2012 ».

Ainsi, les constructions neuves doivent avoir une « consommation d’énergie primaire inférieure à un seuil de 50 kilowattheures par mètre carré et par an en moyenne ». Il est également prévu, à partir de 2020, que les constructions neuves présentent « une consommation d’énergie primaire inférieure à la quantité d’énergie renouvelable produite dans ces constructions ».

La ville heureuse (Extraits du Rapport)

C’est à l’échelle de la ville que l’architecte doit intervenir pour la densifier, la revitaliser, la transformer. C’est également le travail de l’architecte sur la ville qui peut favoriser la mixité fonctionnelle du cadre bâti, « source d’animation urbaine et d’activité économique dans un site qui va aussi de pair avec une augmentation du sentiment de sécurité pour les usagers ». La présence, au sein d’un même quartier, voire d’un même immeuble, de constructions ou de locaux aux usages distincts – logements privés, logements sociaux, commerces, bureaux, espaces publics, etc. – est effectivement synonyme de qualité du cadre urbain. Notamment, l’introduction de commerces et de logements dans les quartiers d’affaires évite leur désertification les soirs et jours non ouvrés, en même temps qu’elle leur assure une plus grande mixité sociale. Mais la mixité fonctionnelle, trop rarement proposée par les promoteurs, constitue également un gage d’adaptabilité et donc d’architecture durable. L’architecte a en effet un rôle fondamental à jouer dans la fabrication d’un urbanisme durable, la transition énergétique ne se réduisant pas à l’isolation des bâtiments.

Enfin, c’est à une échelle plus large que l’architecte doit intervenir, aux côtés du maître d’ouvrage, pour rééquilibrer les villes et les campagnes et œuvrer à l’égalité des territoires. M. Yves Dauge (2) s’est interrogé, devant la mission, sur le décrochage de la très grande majorité des communes par rapport à la vingtaine de villes et d’agglomérations qui, prolongeant la commande publique de l’État, s’inscrivent dans une politique d’aménagement du territoire centrée sur le travail commun de l’urbaniste, du paysagiste et de l’architecte.

Les 36 propositions (Extraits du Rapport)

Proposition n° 1 : abaisser le seuil de recours à l’architecte à 150 mètres carrés de surface de plancher.
Proposition n° 2 : inciter la profession à mettre en avant le coût global du projet, afin que les particuliers puissent faire leur choix sur la base d’une information réelle.
Proposition n° 3 : mettre en œuvre des mesures pour inciter les particuliers à recourir à un architecte : permis simplifié et prêts bonifiés.
Proposition n° 4 : créer une délégation interministérielle à l’architecture placée auprès du Premier ministre.
Proposition n° 5 : engager rapidement des actions durables sur l’ensemble du territoire pour sensibiliser les écoliers à l’architecture.
Proposition n° 6 : conforter les actions conduites par les maisons de l’architecture, notamment l’implantation de résidences d’architectes, par le biais de subventions publiques.
Proposition n° 7 : organiser une meilleure communication, recourant à des médias innovants et participatifs, autour des réalisations, des concours d’architecture et des prix qui portent sur l’architecture du quotidien.
Proposition n° 8 : rééquilibrer la répartition des écoles nationales supérieures d’architecture – facteurs importants de la diffusion architecturale – sur tout le territoire.
Proposition n° 9 : assurer, par des cours de langue obligatoires au sein des écoles d’architecture, la maîtrise d’au moins une langue étrangère au niveau professionnel.
Proposition n° 10 : renforcer l’habilitation à la maîtrise d’œuvre en son nom propre (HMONP) en allongeant la durée de la mise en situation professionnelle au sein d’une agence d’architecture.
Proposition n° 11 : entreprendre dès la prochaine rentrée universitaire la mise en œuvre des actions prioritaires formulées dans le rapport de M. Vincent Feltesse.
Proposition n° 12 : inciter le réseau culturel français à l’étranger à faire connaître la production architecturale française dans sa diversité et le réseau économique à en soutenir l’exportation.
Proposition n° 13 : sélectionner les candidats à partir de dossiers simplifiés.
Proposition n° 14 : faciliter l’accès au concours de candidats sans références soit parce qu’ils débutent, soit parce qu’ils n’en ont pas encore dans le domaine considéré.
Proposition n° 15 : lever partiellement l’anonymat pour permettre le dialogue entre le jury et les candidats.
Proposition n° 16 : supprimer le troisième critère d’évaluation alternatif déterminant le recours à un partenariat public-privé, fondé sur un bilan entre les avantages et les inconvénients plus favorable que ceux d’autres contrats de la commande publique, et ajouté par l’article 2 de la loi n° 2008-735 du 28 juillet 2008 relative aux contrats de partenariat aux critères initialement fixés par l’ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 sur les contrats de partenariat.
Proposition n° 17 : dans le cas d’un partenariat public-privé, réintroduire l’architecte dans la phase de conception en imposant le retour du concours pour le choix du maître d’œuvre, le partenariat public-privé n’intervenant que dans la phase de construction, après l’attribution du permis de construire.
Proposition n° 18 : dans le cas d’un partenariat public-privé, prévoir le choix de deux architectes lors du concours de maîtrise d’œuvre : l’un chargé de conseiller la maîtrise d’ouvrage publique, une fois conclu le contrat de partenariat, l’autre poursuivant sa mission auprès du groupement privé.
Proposition n° 19 : limiter le nombre de dispositifs dérogatoires apportés à la loi MOP afin de revenir à une loi MOP revitalisée capable de susciter et de stimuler la création architecturale.
Proposition n° 20 : renforcer la présence des architectes-conseils au niveau régional, en augmentant leurs vacations et/ou leur nombre.
Proposition n° 21 : intégrer un enseignement d’architecture et d’urbanisme dans la formation des responsables administratifs locaux.
Proposition n° 22 : recueillir obligatoirement le conseil du CAUE lors de l’élaboration des documents d’urbanisme et généraliser les structures de conseil pluridisciplinaires.
Proposition n° 23 : développer des actions de formation spécifiques à destination des agents publics en charge de l’instruction des permis de construire et favoriser la formation des élus en charge de l’urbanisme en délivrant un agrément à un plus grand nombre de CAUE.
Proposition n° 24 : intégrer le « 1 % artistique » dès la définition du projet.
Proposition n° 25 : retrouver la mission complète de l’architecte, de la conception à la conduite du chantier et à la conformité de la réalisation.
Proposition n° 26 : rémunérer systématiquement le travail préparatoire de l’architecte à la demande de permis de construire.
Proposition n° 27 : prendre appui sur les expériences des commissions préalables aux permis de construire associant pouvoirs publics, maître d’ouvrage, maître d’œuvre et maîtrise d’usage pour l’application du III bis de l’article L. 300-2 du code de l’urbanisme.
Proposition n° 28 : pour le respect des normes, passer d’une logique prescriptive à une obligation de résultat, en fixant des objectifs à atteindre plutôt que des moyens.
Proposition n° 29 : créer sur l’ensemble du territoire des zones franches architecturales bénéficiant de règles d’urbanisme simplifiées et promouvant la création architecturale.
Proposition n° 30 : systématiser les dispositifs dérogatoires aux règles d’urbanisme relatives au gabarit, à la densité et à l’aspect extérieur du bâtiment lorsque celui-ci fait preuve d’une qualité architecturale avérée.
Proposition n° 31 : prévoir que tous les logements d’un immeuble neuf soient rapidement adaptables, grâce à des travaux simples et peu coûteux, aux situations de handicap que peuvent rencontrer les personnes qui l’habitent.
Proposition n° 32 : donner aux enseignants des écoles d’architecture un statut semblable à celui des enseignants-chercheurs et promouvoir le regroupement des laboratoires de recherche et le développement d’équipements mutualisés de recherche sur le territoire.
Proposition n° 33 : relancer les réalisations expérimentales (REX).
Proposition n° 34 : développer l’offre de formation initiale et continue des écoles d’architecture en matière de réhabilitation et de transformation du bâti existant.
Proposition n° 35 : intégrer les conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement aux plateformes de la rénovation énergétique pour faciliter l’orientation des particuliers vers un architecte.
Proposition n° 36 : élaborer une stratégie nationale de la commande publique.